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Dire au revoir au superflu

Videdressing.com

Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 21:47

Je ne peux pas dire que l'annonce de la mort de Whitney a été une surprise. Impossible de faire comme si ses dernières apparitions et sa lente disparition de la scène musicale n'avaient pas inexorablement annoncé ce drame. Mais, malgré tout, pu.... que c'est triste. Comment dire... ça commence à bien faire. Mince, est-ce qu'on se rend bien compte que c'est mon enfance qui s'en va là comme ça, à coup de surdosages accidentels ou non ? Michaël, Whitney, farewell. Amy n'est pas de mon enfance mais son destin me touche aussi. Que de détresse mes amis.

 

Hélas, puisque nous sommes ainsi fait, il faut perdre les gens pour comprendre ce qu'ils représentaient. Withney occupe une place particulière dans mon panthéon depuis ce jour patraque où un SDF au fin fond d'un McDonald's m'avait dit de sécher mes larmes parce que j'étais trop jolie pour pleurer, jolie comme cette fille là qu'on voit partout en ce moment, la chanteuse du film. Et puis même non, en fait, vous êtes bien plus belle parce que plus naturelle. Ce compliment venu de nulle part me réchauffe encore parfois le coeur tant il était sincère, tant il était gratuit, venant d'un homme qui pensait ne rien avoir et qui avait pourtant l'élégance, d'être sensible à ma peine et de vouloir me réconforter.Whitney que j'aimais déjà est devenue comme un repère pour moi.

 

Avec elle, j'ai découvert que l'on peut être ambitieuse en toute simplicité, ne pas se dévêtir et faire carrière, être belle, souriante, talentueuse et souffrir en secret. J'ai eu tous ses albums comme toutes ses coiffures. Je m'en suis aperçu en feuilletant les magazines ces derniers jours. Inconsciemment, je l'ai souvent copiée. Elle incarnait une beauté noire et universelle à une époque où ce n'était pas si facile (est-ce d'ailleurs plus facile dans cette ère post Michelle Obama, je laisse nos amies de ELLE répondre). Par chance, la vie m'a épargnée le côté obscure de sa vie.

 

48 ans, c'est jeune. Une telle souffrance, c'est effrayant. Le mieux que je puisse faire pour la remercier c'est de serrer le poing. Comme un hommage. A Whitney et à toutes les femmes épuisées par un long combat. Go on ladies, times will come.

 

 

Par Zolie - Publié dans : Culture déconfiture - Communauté : Pour nous les filles
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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 01:19
Par Zolie - Publié dans : Culture déconfiture - Communauté : The girly corner
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 15:57

 

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En ce moment, la vie va à son rythme, sans forcément me demander mon avis. En ce moment, mon seul parti pris, c'est de dire "d'accord"....

 

Tu trouves que j'aurais pu être plus performante ? D'accord.

 

Tu trouves que je te prive de liberté ? D'accord.

 

Tu trouves que je ne viens pas assez souvent te voir ? D'accord.

 

Tu trouves que je devrais peut-être me séparer de tous ces objets ? D'accord.

 

Tu trouves que je peux tout entendre ? D'accord.

 

Tu trouves que je vais bien ? D'accord.

 

Nul ne sait  d'où les gens tirent toutes leurs certitudes mais le fait est que je n'ai pas coeur à les contredire. Alors, en cette période ambivalente de bilans et de projets, de joies et de tensions, je n'échappe pas non plus à toutes ces sempiternelles questions existentielles.

 

Cette année cependant, je sens poindre une nouveauté : ma timeline. Je tairai mon âge afin de ne pas nous détourner du propos et parce que je ne crois pas que ce soit strictement une question d'âge mais plutôt une question de moment que chacun d'entre nous vit à un âge ou un autre.

 

Cette timeline qui fait que tout à coup, tu prends conscience que la marche du temps n'est pas à 360°. D'ailleurs juste avant cette prise de conscience, le temps, tu ne savais même pas ce que c'était. A partir de ce moment fondamental pourtant, ça devient animal : tu ne sais plus mais tu sens que quelque chose doit arriver, maintenant, avant que le temps ne soit écoulé, sous peine de crever.

 

Tout simplement.

 

Et tu découvres l'urgence. Et te voilà bêtement pétrifiée.

 

Alors, telle Bridget Jones ou tous les bouquins de développement personnel que tu as lu, tu te calmes, tu te fais un thé, tu t'assieds à une table pour faire des listes, calculer la dépense en douze lettres, rationaliser, pas mieux. Le point pour Zolie. Mais comment rationaliser un instinct animal ? A-t-on déjà vu un vieux lion sur son rocher, dominant la savane, un bout de bois à la mail établissant patiemment une liste dans le sable ocre que le vent du destin ou le rire des hyènes soulève parfois ? Tu visualises ? Parfait ! Reprenons.

 

Toi, tu es accoudée à ta table Ikea sur laquelle fume ton thé Mariage frère dans ta tasse Colette. Tu ouvres ton Moleskine et t'empare de ton Waterman vintage. Tu sais prendre soin de toi, du moins le penses-tu.

 

Une liste, certes, mais laquelle ? Comment mesure-t-on le chemin parcouru ? Ce qui est arrivé, ce qui aurait pu arriver, ce qui aurait dû arriver, ce que tu as refusé qu'il arrive ? Où places-tu la part de choix, la part contrainte, Ton oeuvre, celle de Dieu, celle du Diable. Chacun méritant sa majuscule.

 

L'important c'est l'amour. Ta famille tu l'aimes mais elle t'étouffe. Ton mec, il est parti ou alors c'est toi.

 

L'important, c''est l'indépendance financière. Ton boulot semble chouette mais toi, combien payes-tu pour y aller chaque matin et en resortir le soir indemne ?

 

L'important ce sont les amis. Oui mais tous ces gens qui veulent ton bien finissent par ne faire que souligner tes manques de mari, d'enfant, de vacances, de lucidité, de régime au choix, c'est comme tu veux et d'ailleurs, c'est souvent tout à la fois. Ne soyons pas avare.

 

Alors ?

 

Alors rien. C'est ça le challenge.

 

Puisque de toute façon, tu ne sais pas ce qu'il faut faire, puisque de toute façon, ils ne te laisseront pas faire, pourquoi ne tenterais-tu pas de ne rien faire ?

 

Dès lors qu'il s'agit d'une attitude active, je revendique ce droit de ne rien faire et de laisser arriver ce qui doit arriver. Oui, ce sera certainement source de problèmes mais franchement ce n'est pas comme si en s'agitant, on évitait tous les problèmes, si ?

 

Et pendant que tu ne t'encombres pas l'esprit à essayer de trouver la meilleure solution après analyse de 123 697 paramètres et ménagement de 345 126 susceptibilités, il se pourrait que tu commences à entendre une voix qui t'est étrangère et pourtant si familière et que même, tu commences à ressentir que ce qu'elle sussure semble être sincèrement pour ton bien.

 

Il se pourait en effet que tu discernes enfin ta propre voix et que tu oses enfin suivre ta voie.

 

En 2012, pas de listes, pas de projets, pas de résolutions. Simplement un déplacement audacieux du point zéro sur ta timeline. Le lest du passé à sa place, l'avenir radieux devant toi.

 

La partie fun de ta vie, c'est maintenant qu'elle commence, avec brio parce que cette fois-ci, le seul maître à bord, c'est ton désir.

Par Zolie - Publié dans : As times flies - Communauté : Pour nous les filles
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 22:49

Costume Details

 

 

Alors qu'il parlait, je l'ai pris en photo. Il y avait comme un petit condensé d'élégance masculine dans cet instant. Je crois que j'aime l'ensemble et chaque détail : le cuir de la montre et du fauteuil, la fausse simplicité des boutons, la sophistication des coutures des boutonnières, le logo discret rappelant un sport encore très masculin et les petits carreaux de la chemise.

 

J'adore les carreaux sur un homme ou dans sa maison. Le carreau, c'est peut-être le dernier bastion des mecs, le truc que les filles n'ont pas trop récupéré. Encore un peu et je vous dirais que c'est un aphrodisiaque. Et puis c'est une façon de prendre des risques modesques. Oui, parce que le carreau, même quand il est dans l'air du temps, c'est périlleux à porter sans avoir l'air d'un nerd. J'aime aussi les couleurs. Masculines, automnales, intemporelles.

 

Etions-nous soudain transportés dans un gentlemen's club  ?

Par Zolie - Publié dans : Mets ta couette ! - Communauté : The girly corner
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